Descendre le Douro en Dart18 J4+5 de l’écluse de Régua à Caldas de Aregos et à Carrapatelo

Au saut du lit, 5h50, à l’ouest un arc en ciel timide et un petit crachin . Je me recouche sous la GV. 7h00 deuxième réveil, le crachin a cessé, levé de soleil à l’Est, d’accord, là je me lève pour de vrai. Le lapin s’amuse encore avec le coquillage sur le trampoline (NDLR le coquillage a déjà parcouru 100 000 km depuis le Verdon, et ce n’est pas un vrai lapin).

Petit déjeuner très sommaire, on finit les dernières cerises. La passage de l’écluse de Régua est prévu à 9h40, j’ai le temps de profiter du soleil matinal en regardant les bateaux de tourismes qui sortent de l’écluse en remontant vers l’Est.

On baisse les chèvres à fond avant de quitter le ponton pour passer l’écluse sous les charmants sourires des éclusières et de l’éclusier.

L’écluse de Régua avec ses 28.5 m de sassement, ses portes en béton levant, et ses tirants d’air qu’on ne connaitra jamais exactement sont autant impressionnant que Pocinho et Valeria. La prochaine est Carrapatelo avec ses 35 de sassement, çà promet….

 

Nous reprenons le fil de l’eau vers l’ouest, le bord des berges sont devenu beaucoup plus plat et nous faisons un petit arrêt technique sur une plage sauvage avant de continuer de descendre vers la civilisation. Après une autre tentative sur une autre plage plus grande nous optons pour une petite marina que Jacques semble bien connaitre.

Les nuages reviennent et sont très bas, et la pluie revient en fin d’après midi. Nous profitons de ce charmant village et allons diner à l’hôtel. Une bonne bouteille d’un vin rouge portugais qui honore bien sa réputation et je me fait une joie de commander une entrecôte saignante.

Je finis toujours ce qu’il y a dans mon assiette et donc je finis mon entrecôte  « saignante », mais je pense qu’il y a une très grosse erreur dans la traduction du menu en français. La pluie continue toujours à tomber. Jacques trouve un lit dans l’hôtel, et moi je retourne à la marina en me disant que « nuit, pluie, Portugal, et trampoline » peuvent rimer ensemble, mais c’est très rare heureusement.

7h40, debout depuis une heure déjà, je rejoint Jacques à l’hôtel pour un copieux petit déjeuner puis nous retournons à la marina. Je comprend que nous ne sommes pas ici par hasard et que Jacques est déjà passé ici dans sa reconnaissance au printemps avec un rêve dans la tête. Nous prenons la navette pour traverser sur la rive droite puis nous traversons en « sauvage » le pont du petit train jaune et commençons à arpenter la colline du village d’en face sur les hauteurs de Caldas.

La vue est vraiment magnifique et près d’une petite chapelle Jacques retrouve dans l’herbe, au bord du chemin, ses lunettes de vue Swiiflex égarées au printemps, avec un grand sourire de plaisir et surtout de bonne chance. Ça mérite une bonne bière à la gare très « Far West » en dessous en attendant la navette, puis retour à la marina et départ vers Carrapatelo.

Nous abordons un ponton à Pala pas très loin de l’écluse pour y passer la nuit. Un petit village, assez désertique, avec des chantiers et un grand hôtel cinq étoiles inaccessible et désertique.

Demain on passe l’écluse de Carrapatelo, la deuxième en hauteur d’Europe semble-t-il d’après les rumeurs.

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